DMA 2010 San Francisco

Dans l’univers du marketing direct, il est indispensable de prendre parfois un peu de hauteur pour imaginer dans quel sens va évoluer notre marché ? Pour ce faire, je me suis rendu au dernier congrès de la DMA à San Francisco du 9 au 14 octobre dernier.Il est clair que l’arrivée d’internet a tout changé dans nos métiers, et les réseaux sociaux sont également source de beaucoup d’attention de la part des américains.

Certitudes :

1) Le marketing direct traditionnel reste le premier vecteur de communication des américains. 1 500 brokers utilisent plus de 60 000 fichiers de prospection différents, ce qui fait de ce marché le premier au monde, et de loin.

2) Les mégabases sont toujours largement utilisées.

3) L’email ne sera pas un média essentiel pour la prospection

4) Il faut se pencher sur les medias sociaux

5) Les investissements publicitaires s’orientent de plus en plus vers les médias numériques

6) Les terminaux mobiles tels l’Iphone s’avèrent être de plus en plus en pointe dans la relation client.

7) En Californie, l’innovation dans les secteurs de l’internet est hypertrophiée. Des idées naissent tous les jours.

Incertitudes :

1) Comment relier données online et offline, et que faire des milliards de milliards d’octets de données collectées sur internet ?

2) Comment redynamiser le mailing postal, et rendre plus attrayant l’imprimé ?

3) Comment rentabiliser les investissements sur les réseaux sociaux ?

4) Privacy : Les américains sont très inquiets de la prochaine publication des premières lois CNIL par le gouvernement fédéral.

Je me suis inscrit au déjeuner du List Council de la DMA, l’équivalent de la commission fichiers du SNCD. Pour le coup je ne fais aucun complexe. Comme nous, ils ont du mal à gérer la baisse de leur marché, à faire de nouvelles propositions, et à animer leur association.

A San Francisco ce jour là, ils n’étaient pas plus de 30 personnes.Du côté du salon, il y avait par contre de très nombreux courtiers et propriétaires, en BTB et BTC. Ceci montre l’importance des bases de données pour les marketers américains.Confirmation sur le prix des emails : n’importe quoi, de 1 € le mille à 200 €. Les prix se tiennent dans le BTB uniquement.

Côté BTC, le prix moyen d’une adresse est d’environ 130 $ le mille soit 100 €. Pour le BTB on peut aller jusqu’à 350 $, soit 240 € le mille.

Les contrats de régie sont toujours signés sur la base de 40%. Conclusion : nos tarifs sont un peu plus élevés qu’aux US, car basés sur de petites quantités, non comparables avec le marché US, mais nos marges sont parfaitement insuffisantes, et ne permettent que trop difficilement de prendre le temps de l’écoute et de la négociation compte tenu de nos marges moyennes qui tournent autour de 15 – 20 %.

Enfin, je souhaite souligner l’extrême implication des visiteurs du salon, tant par leur présence dans les allées que par leur écoute très professionnelle dans les très nombreux ateliers proposés. De ce côté-là, nous pouvons prendre des leçons. 


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L’an prochain : Boston




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